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Book Reviews: Among Strangers… / Critiques de Parmi Les Etrangers…

Among Strangers I’ve Known All My LIfe/
Parmi Les Etrangers Que J’ai Connus Toute Ma Vie

EDITIONS TARABUSTE, 2007, FRANCE
NYQ BOOKS 2010

Alain Borer, poet, art critic, essayist, novelist, playwright

Alain Borer, poet, art critic, essayist, novelist, playwright – See more at: http://www.sanfordfraser.com/reviews-of-tourist-critiques-de-touriste/#sthash.ojtAKapx.dpuf

Cher M. Sanford Fraser        le 19 septembre 2011

« finir un livre Parmi les étrangers que j’ai connu toute ma vie, voyager »

C’est cela qui m’a relié à vous depuis quelques mois, par votre livre magnifique….
J’écris depuis quelques années un Traité de poésie. Je pense que « la poésie » n’est plus une forme littéraire, mais une forme de pensée. Je distingue cette forme de pensée (que j’appelle le NOÈME) et d’autres, comme le symptôme.             Votre livre développe une vision lucide et acide de la vie (Voisinage, Crossing, p.44) : ce dont des symptômes, ils disent un malêtre existentiel, ce que peut aussi dire le roman ; mais une thématique de l’aile manquante (les ailes de cuir dans le métro, p.29, ou le pigeon, p.43) disent quelque chose de plus fort à mes yeux, ce sont des noèmes : « ma tête, inclinée en prière, sur une carte pliée » est un noème, c’est-à-dire la pensée poétique pure.
Je vous salue cordialement depuis la torride Californie
attentivement vôtre
Alain Borer

“To finish a book: Among Strangers I Have Known All My Life” is to travel”
That is what has kept me connected with you these past few months,  thanks to your magnificent book…..
I have been writing, these past few years, a Treatise on Poetry. I think that <poetry> is not any more a literary form, but a form of thought. I make a distinction between a form of thought (which I call  NOEME [he is putting together in one word "noos"= "thought" in Greek, and "poème"], and others like the symptom .
Your book develops a lucid and acerbic vision of life (p 44):these are symptoms, they tell of an existential malaise, which can also be expressed in a novel; but the themes of the missing wing (leather wings in the subway, p 29, or the pigeon, p43) express something more powerful to me; they are “noems”: (quotation of your poem) is a noem, that is a purely poetic thought.
I salute you from? “attentivement vôtre”: yours
Alan Borer

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It’s a pleasure to find “modern” poetry  that is so unaffected, and so obviously eager actually to be understood.
The style continues to remind  me of Prévert–direct and spare, with none of the self-conscious “artiness” that I find such a turn-off.

Quel plaisir d’y trouver une poésie “moderne” sans affectation mais de toute évidence désireuse d’être comprise.
Le style me rappelle constamment celui de Prévert-direct et économeé sans ces artifices voulus qui refroidissent mon enthousiasme.

Norman R. Shapiro, Professor of Romance Languages & Literatures, Wesleyan University

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by Jean-Christophe Belleveaux

In his book  Among strangers I’ve known all my life (Tarabuste éditions, Rue du Fort,36170, St-Benoît-du-Sault) Sanford Fraser offers us poems whose style is very “american”: daily life described in its ready-made banality, but from where there emerges an inimitable atmosphere found, for example, in an Edward Hopper painting “through this room of cups & pills /the curtain billowing”.

by Jean-Christophe Belleveaux

Parmi les étrangers que j’ai connus toute ma vie de Sanford Fraser (éditions Tarabuste Rue du Fort 36170 St-Benoît-du-Sault ; 12 euros) nous propose des poèmes d’une facture très « américaine » : quotidien décrit dans sa banalité de ready-made mais d’oùse dégage cette atmosophere inimitable qu’on retrouverait par exemple dans un tableau d’Edward Hopper « à travers cette chambre de fioles et de pilules / le rideau qui se gonfle »
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Sanford Fraser: PARMI LES ERANGERS QUE J’AI CONNUS TOUTE MA VIE (Tarabuste)

C’est son premier recueil, ayant publié jusqu’à présent en revues, en France et Belgique, et aux Etats-Unis. Ses poèmes sont très américains, la plupart décrivent, situent et forcément on reconnaît New York et autres grandes villes. L’atmosphère des rues, grouillante et bruyante, et le comportement des gens, la première partie s’appelle « au pays de la bouffe », c’est tout dire. C’est genre de poèmes qu’on regarde plus qu’on ne lit. Des instantanés noir et blanc sur des scènes de trottoir, de restau et Sanford Fraser derrière le viseur qui apporte sa mesure, son contrepoint souvent ironique et lucide.

Review by Jacques Morin, editor: “Décharge,” No. 137, p.111. mars 2008

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Un pan de la bibliothèque du poète

Jalel El Gharbi   le 10 septembre 2008

Il me plaît aujourd’hui d’évoquer mon ami le poète new-yorkais Sanford Fraser dont les textes affirment la primauté du poétique sur toute autre considération, malgré la prose ambiante. C’est à travers le quotidien, l’anodin de tous les jours, qu’il ne cesse d’interpréter, que Fraser dit la gravité des choses. Démarche qui insinue la nécessité de la vigilance car, à bien y réfléchir, rien n’est anodin. Et la menace pèse sur nous tous.

Fraser a publié en France dans les revues : Arpa, Décharge, Phréatique…
Son recueil Among Strangers I’ve Known All my Live a été publié chez Tarabuste dans une édition bilingue avec une traduction de Françoise Parouty sous le titre Parmi les étrangers que j’ai connus toute ma vie. Ce recueil a eu des échos des plus favorables.

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J’aime, Parmi les étrangers que j’ai connus toute ma vie, Sanford Fraser, (Tarabuste). Sanford vit aux Etats-Unis mais a déjà pas mal publié en France celui-ci est traduit par Françoise Parouty et vous trouverez dans ce numéro quelques testes inédits d’un poète qui écrit  des poèmes: « à la distillation lucide et souvent effervescente d’une
expérience personnelle ».
Pierre LESIEUR
Comme en Poésie n ̊ 37

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